Hors cible: L’avancée incertaine du Canada cers un avenir meilleur
Tableau de bord 2025
Regarder: L’avancée incertaine du Canada vers un avenir meilleur
Depuis quatre ans, la Coalition pour un avenir meilleur fait le suivi des progrès économiques du Canada grâce à son Rapport sur le Tableau de bord, qui présente un aperçu complet des données les plus importantes pour la prospérité future du Canada.
Notre édition 2025 du Rapport sur le Tableau de bord, intitulée « Hors cible : l'avancée incertaine du Canada vers un avenir meilleur », livre un message qui donne à réfléchir : notre économie ne croît pas assez rapidement pour soutenir la hausse des revenus, garantir notre filet de sécurité sociale ou être compétitive à l'échelle mondiale. Elle indique que nous risquons d'accuser encore plus de retard que ce n'est le cas aujourd'hui, ce qui nous rendrait vulnérables.
Sommaire
L’économie canadienne a franchi des étapes troublantes l’année dernière. Le pays a enregistré sa deuxième année consécutive de baisse du revenu national par habitant, ce qui s’est rarement produit depuis la Seconde Guerre mondiale.
Au cours de la dernière décennie, les revenus par habitant ont augmenté d’un peu plus d’un pour cent, ce qui constitue une de ses plus faibles performances depuis la Grande Dépression. Ces chiffres soulignent la fragilité de notre croissance économique et ses conséquences sur notre niveau de vie.
La faiblesse de la croissance a de vastes conséquences. Alors que nous sommes confrontés à un protectionnisme croissant de la part de notre principal partenaire commercial, voire à des menaces existentielles, la faiblesse des fondamentaux économiques nous rend vulnérables. Et nous risquons d’entrer dans un cercle vicieux. La faiblesse des conditions sous-jacentes crée un environnement d’investissement difficile pour les entreprises. Or, moins il y a d’investissements, plus l’économie s’affaiblit, ce qui compromet notre capacité à faire face et à réagir aux chocs ou aux menaces extérieurs.
La faiblesse de la croissance compromet également les progrès réalisés dans certains domaines socioéconomiques, tels que la répartition des revenus et les taux de pauvreté, qui stagnent. Par exemple, nous n’avons constaté aucun progrès dans la réduction des écarts de revenus pour les minorités visibles, et les résultats en matière d’emploi pour ces communautés s’aggravent à mesure que le marché du travail ralentit.
Le ralentissement de l’économie compromet également le soutien du public aux efforts de transition climatique. Si les Canadiens sont en difficulté, ils seront moins enclins à soutenir des initiatives environnementales coûteuses. Le déclin du soutien à ces mesures est déjà évident.
Bien que nous ayons réalisé des progrès louables en matière de réduction de l’intensité des émissions, nous craignons de plus en plus que le système complexe actuel de règles, de taxes et de subventions ne soit tenable.
Alors, comment corriger le tir?
Il s’agit de problèmes complexes pour lesquels il n’existe pas de solution facile. Mais les indicateurs révèlent un talon d’Achille évident: la faiblesse des investissement. Une mentalité axée sur l’investissement est une condition nécessaire à une croissance économique durable.
Il n’y a pas d’alternative ni de raccourci.
Prenons l’exemple de l’approche récente de la croissance démographique. L’arrivée de centaines de milliers de travailleurs étrangers non résidents à une telle cadence a peut-être stimulé temporairement les dépenses, mais elle a également exacerbé les pressions sur le marché du logement, ce qui s’est avéré insoutenable. Il en va de même pour le recours au financement par l’emprunt afin de stimuler la croissance à court terme, ou sur l’affaiblissement de la monnaie pour stimuler la compétitivité.
La seule voie infaillible vers une croissance durable consiste à accroître la productivité. Pour résoudre le problème de la productivité, il faut d’abord créer un environnement plus propice à l’investissement. Cela doit être une priorité.