Vivre Mieux

Direction : Régression

Vulnérabilité : Élevé

Rythme : À la traîne


Ce pilier concerne les moteurs qui améliorent le niveau de vie.

L'objectif est de promouvoir des politiques et des pratiques qui amélioreront la vie de chacun d'entre nous. Nous pouvons y parvenir en constituant la main-d'œuvre la plus intelligente, la plus diversifiée et la mieux connectée du monde.

Pour mesurer les progrès accomplis dans ce domaine, nous suivons huit indicateurs, de la rapidité de la croissance des revenus à la proportion de femmes occupant des postes de direction.

Les résultats montrent que nous sommes encore loin de nos objectifs et que le rythme des progrès est lent.

La croissance en un coup d’oeil

Des objectifs ambitieux ont été fixés pour les trois piliers afin de parvenir à une croissance à long terme, inclusive et durable

Classement selon l'indice de prospérité (#)

Le Prosperity Institute est en train de mettre à jour la manière dont il calcule l’indice Legatum Prosperity Index et publiera les données actualisées plus tard en 2026.

L’Indice de prospérité du Atlantic Council a signalé qu’en 2024, le Canada était tombé à la 20e place du classement de l’indice de prospérité. Veuillez noter que les travaux de l’Atlantic Council ne sont pas directement liés à notre rapport actuel.


Niveau de vie

Revenu médian provenant des traitements, salaires et commissions ($)

Les salaires médians au Canada ont augmenté depuis 2019, mais de moins que la moitié du taux cible annuel (0,8 % versus 2 %).

La force la plus efficace pour augmenter le revenu par habitant est la productivité, c’est-à-dire l’efficacité avec laquelle la main-d’oeuvre et le capital sont déployés. Cependant, le niveau de vie des Canadiens est actuellement pris dans un étau entre une productivité stagnante et des coûts en hausse. Bien que le PIB réel par habitant ait connu une légère hausse de 0,5 % à la fin de 2025, la tendance sous-jacente reste faible. Une décennie de transition vers des secteurs moins productifs et tournés vers le marché intérieur a entraîné une baisse du capital par travailleur, ce qui a nui aux salaires réels et à la prospérité à long terme.

Écart de pauvreté moyen (%)

Après avoir atteint un creux de 6,4 % pendant la pandémie, le taux de pauvreté national est remonté à 10,9 %, la « grande pauvreté » touchant 5,5 % des familles. L’insécurité alimentaire touche désormais près d’un Canadien sur cinq. Les ménages sont confrontéxs à une pression énorme : depuis 2010, les dépenses non discrétionnaires et la fiscalité ont chacune consommé 3 % supplémentaires du revenu des ménages. En conséquence, les dépenses discrétionnaires, principal moteur de la qualité de vie, ont diminué pour ne représenter plus que 14 % du revenu en 2024, contre 20 % en 2010.

Si l’inflation globale s’est ralentie, les coûts essentiels restent prohibitifs. Les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 4,7 % en glissement annuel à la fin de 2025, soit le double du taux d’inflation général, et devraient encore grimper de 4 à 6 % en 2026. Malgré la baisse des coûts d’emprunt suite aux réductions des taux en 2025, l’endettement des ménages reste à un niveau stupéfiant de 177 % du revenu disponible. Le moral des consommateurs se détériore ; les dernières enquêtes de la Banque du Canada montrent qu’un nombre élevé de ménages craignent de perdre leur emploi et que la probabilité de ne pas pouvoir rembourser leurs dettes a atteint un niveau record.

Parité des revenus entre les sexes, les races et les personnes handicapées (%)

On peut probablement affirmer que l’écart salarial varie selon les groupes racialisés. Après être resté stable pendant la pandémie, l’écart salarial entre les races s’est creusé. En 2023, les Canadiens racialisés gagnaient 79 cents pour chaque dollar gagné par les Canadiens non racialisés.

Le capital humain

Participation à la formation des adultes (%)

En 2023, 51,2 % des adultes au Canada ont participé à des activités d’apprentissage, soit une augmentation de 4,2 % depuis 2019, mais ce taux était inférieur de 6,6 points de pourcentage à celui de la Norvège.

Part de la population autochtone aux postes de direction (%)

La proportion de femmes occupant des postes de direction a inversé sa tendance à la baisse observée depuis plusieurs années, passant à 32,1 %, mais elle reste bien en deçà de l’objectif de 50 % fixé par la Coalition.

Part des femmes dans les postes d'encadrement supérieur (%)

Pourtant, les inégalités de richesse s’accentuent et des écarts systémiques persistent : le marché du travail pour les Autochtones a connu une certaine amélioration en termes de représentation grâce aux programmes de développement économique, mais le taux de chômage reste autour de 10 % , soit plus de trois points de plus que la moyenne nationale. La proportion d’Autochtones occupant des postes de direction stagne à 2,7 %, soit la moitié de notre objectif pour 2030.

Part des jeunes qui ne sont pas dans l'enseignement,
l'emploi ou la formation (%)

Les jeunes Canadiens montrent des signes de détresse profonde. Le taux de « NEÉF » (jeunes qui ne sont ni employés, ni aux études, ni en formation) a atteint 12 % en 2024, avec des pics régionaux allant jusqu’à 41 % au Nunavut. Le chômage des jeunes a atteint 14,7 % fin 2025 , son niveau le plus élevé depuis 2010 en dehors de la pandémie. Les jeunes représentent 28 % de l’ensemble des chômeurs, alors qu’ils ne constituent que 14 % de la population active.