Entretien entre le chef de la direction de Trans Mountain et Mme McLellan : le Canada à l’aube d’un « événement très important »
L'honorable Anne McLellan, coprésidente de la Coalition, anime une discussion avec Mark Maki, chef de la direction de Trans Mountain, dans le cadre de la conférence « Canada 2020 : Getting Big Things Done », consacrée aux infrastructures canadiennes, aux partenariats avec les peuples autochtones et à l'avenir du secteur énergétique. CRÉDIT PHOTO : Canada 2020/Dave Chan
Le Canada est « à l’aube d’un événement très important », affirme Mark Maki, chef de la direction de Trans Mountain Corporation, qui s’est entretenu avec Anne McLellan, coprésidente de la Coalition for a Better, lors de la conférence « Canada 2020 : Getting Big Things Done » qui s’est tenue à Ottawa le 30 septembre.
Cet échange a eu lieu deux jours seulement avant qu’Ottawa ne désigne un nouvel oléoduc vers la côte ouest, désormais baptisé Pacific Link, comme projet d’intérêt national. Le gouvernement fédéral a chargé Trans Mountain de construire cet oléoduc en partenariat avec l’Alberta et Pembina Pipeline, qui détient une participation de 10 %.
Lorsque Mme McLellan a demandé pourquoi l’intérêt du secteur privé pour la propriété d’un nouvel oléoduc sur la côte ouest restait limité, M. Maki a reconnu que les investisseurs privés demeuraient encore « sur la réserve », mais a fait entendre qu’il percevait un regain d’intérêt : « Des visages familiers sont de retour. »
M. Maki a expliqué à Mme McLellan que sa première mission consisterait à dialoguer avec les communautés autochtones et à entendre leurs préoccupations à propos du tracé, de l’archéologie, de l’emploi, de la passation des marchés et d’autres aspects importants selon eux.
« Les Nations ont tiré profit du dernier projet, elles tireront profit de celui-ci, et cela fait partie de l’engagement vraiment important qui doit avoir lieu », a fait valoir M. Maki.
Il a défendu l’offre d’Ottawa d’une participation collective de 15 % dans Trans Mountain, la qualifiant de « part significative » dans une infrastructure essentielle, comparable à d’autres accords relatifs à des oléoducs.
Lorsque Mme McLellan lui a demandé s’il estimait que Trans Mountain devait être vendu, M. Maki a suggéré qu’Ottawa adopte une approche de « vendeur patient ». Il a indiqué que de solides arguments plaidaient en faveur du maintien de la propriété par les contribuables canadiens en raison des recettes générées. En 2025, Trans Mountain a reversé 1,7 milliard $ au gouvernement, et M. Maki a précisé que les prévisions pour 2026 pourraient atteindre environ 1,8 milliard $.
Actuellement, Trans Mountain fonctionne à pleine capacité, acheminant 890 000 barils de pétrole par jour de l’Alberta vers la Colombie-Britannique, d’où il est ensuite expédié vers les pays d’Asie et les États de la côte ouest des États-Unis.
CRÉDIT PHOTO : Canada 2020/Dave Chan
La soirée s’est ouverte la veille par une discussion animée par M. McLellan, à laquelle participait l’honorable Jean Charest, ancien premier ministre du Québec. Au cours de cette discussion, M. Charest a évoqué le paysage commercial mondial et expliqué comment le Canada avait l’opportunité de renforcer son économie grâce à la diversification commerciale, aux investissements dans la défense et à la croissance des entreprises.