Une croissance durable
Direction : Stagne
Vulnérabilité : Élevée
Rythme : À la traîne
Une économie plus verte pour renforcer notre compétitivité économique
Nous devons veiller à ce que notre politique soit durable et ne soit pas axée sur des résultats à court terme qui compromettent nos perspectives d'avenir.
Cela signifie que l'environnement doit être au cœur de nos politiques. Les entreprises et les gouvernements doivent redoubler d'efforts pour réduire l'empreinte carbone du pays.
Mais la croissance durable ne se limite pas à l'environnement. Elle implique également d'éviter les solutions faciles et rapides, comme une immigration trop rapide. Elle implique de minimiser les déséquilibres externes. Elle implique d'être un bon partenaire pour nos alliés. Et elle implique de mettre l'accent sur la productivité.
La croissance en un coup d’oeil
Des objectifs ambitieux ont été fixés pour les trois piliers afin de parvenir à une croissance à long terme, inclusive et durable.
Émissions de GES par unité de PIB
En 2021, le Canada s’est engagé, dans le cadre de l’Accord de Paris, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 à 45 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030. En 2024, le Canada a révisé son objectif, visant désormais une réduction de 45 à 50 % d’ici 2035.
L’Institut climatique du Canada estime que les émissions de GES en 2024 resteront inchangées par rapport aux niveaux de 2023, à 694 Mt CO2.
Changements climatiques
Approvisionnement en énergie primaire à partir de sources sans carbone (%)
La consommation d’énergie renouvelable du Canada est plus élevée que celle de la plupart de ses pairs et des membres de l’OCDE, à l’exception de certains pays scandinaves.
Contribution des écotechnologies au PIB ($)
La contribution des technologies propres au PIB du Canada a augmenté depuis 2020. Toutefois, il reste un long chemin à parcourir pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par la Coalition.
Résilience économique
Classement en matière de compétitivité mondiale
Au fil des ans, le classement mondial du Canada en matière de compétitivité a reculé, passant de la 8e place en 2020 à la 19e en 2024. Le Canada gagne huit places et se hisse à la 11e place en matière de compétitivité mondiale. Ce classement, établi par le Centre mondial de compétitivité de l’Institut de développement de gestion (IMD), évalue un certain nombre de facteurs de compétitivité tels que l’économie nationale, l’efficacité des entreprises, les infrastructures scientifiques, la santé et l’environnement, entre autres. Le Canada occupe la première place dans la région Amériques (10 pays), contre la deuxième place l'année dernière, et la deuxième place parmi les pays de plus de 20 millions d'habitants (32 pays), contre la sixième place l'année dernière.
La Suisse, Singapour et Hong Kong ont été désignées comme les économies les plus compétitives au monde dans le dernier classement mondial de la compétitivité (WCR) de l'IMD, le Canada, l'Allemagne et le Luxembourg étant les pays ayant le plus progressé parmi les 20 premiers.
Compte des opérations commerciales courant
La politique tarifaire de l’administration Trump a eu des effets dévastateurs sur nos performances commerciales. Au deuxième trimestre 2025, le compte courant, qui suit les flux financiers entrants et sortants d’un pays, a enregistré un déficit record de 21,2 milliards $ , les exportations ayant chuté de manière spectaculaire.
Heureusement, elles ont rebondi au troisième trimestre, ce qui a permis de réduire le déficit à 9,7 milliards $. Cela représentait encore 1,2 % du PIB, alors que l’objectif de la coalition était de 0 %, soit un compte équilibré.
Le compte courant est important car il indique la part des dépenses d’une économie financée par des capitaux étrangers. Des déficits persistants nous rendent vulnérables aux chocs économiques ou financiers. Notre capacité à maintenir un équilibre international durable dépend en grande partie de notre secteur pétrolier et gazier. Par exemple, les exportations de produits énergétiques, principalement du pétrole et du gaz naturel, ont totalisé environ 40 milliards $ au troisième trimestre.
Sans les recettes d’exportation générées par nos ressources naturelles, notre dollar s’affaiblirait et l’inflation et les taux d’intérêt seraient plus élevés. C’est un argument de poids qui explique pourquoi nous devons donner la priorité à la sécurité de nos chaînes d’approvisionnement alors que nous cherchons à diversifier nos relations commerciales.
Ménages ayant accès à la large bande (%)
La fracture numérique reste un problème distinct. Alors que 96,4 % des ménages canadiens ont accès à la norme de haut débit 50/10 Mb/s, ce chiffre tombe à 83 % dans les zones rurales.
L’accès est encore plus faible dans les réserves des Premières Nations, où seuls 65,7 % des ménages répondent à la norme. L’Internet haut débit n’est plus un luxe, c’est une nécessité pour le travail à distance, l’enseignement virtuel et l’utilisation d’équipements agricoles modernes.
Sans une connectivité fiable, les régions rurales du Canada ne peuvent pas vendre efficacement leurs ressources à l’échelle mondiale.